marinemichel29

Vendredi 23 décembre 2005

Nous démarrons en ce jour du 23 décembre 2005 notre BLOG sur la construction de notre maison en paille.

Soyez indulgent sur certaines imprécisions, manques, oublis, j'essaierai de le faire évoluer au fur et à mesure du temps disponible et des informations glanées.
Bonne lecture à tous et courage pour vos futurs projet.

Voici en quelques lignes l'architecture du projet :
  • Notre maison se veut écologique, saine, bioclimatique et/ou passive et le plus autonome possible. ça fait beaucoup non ?
  • Une maison saine car nous souhaitons utiliser au maximum des matériaux naturels et le plus proche de la maison pour limiter l'énergie grise (paille, terre crue , bambous, terre cuite, bois, pierres du terrain, etc) .
  • Respecter lors de l'implantation de la maison les autres maisons environnantes (droit au soleil entre autre comme chez les romains).
  • Une maison bioclimatique car nous voulons prendre en compte l'environnement et orienter la maison afin d'obtenir un maximum d'apports solaire en hiver et intersaison. Protéger les murs du nord. Insister sur l'isolation murs et toit car à moins de R=5, on ne peut pas vraiment parler de maison passive ou bioclimatique. L'important est de réduire le besoin. Mettre de l'inertie à l'intérieur pour capter les calories et les restituer le soir et la nuit. Utiliser des matériaux dits respirants.
  • Utiliser au maximum l'énergie du soleil en mettant des panneaux solaires. Les premiers panneaux solaires auxquelles peu de gens pensent sont bien sur le ... vitrage. Et oui, la plupart des systèmes fonctionnent d'une manière indirecte. On capte l'énergie solaire et on monte derrière une shadockerie à coup de crédit d'impôt. C'est un peu plus simple avec les vitrages sauf qu'il n'y a pas de crédit d'impôt pour les fenêtres plein sud (???). Les choix de ces vitrages est important surtout dans les maisons bioclimatiques, j'en parlerai un peu plus loin.

  • Pour l'eau chaude sanitaire (ECS), des panneaux solaires thermiques seront positionnés sur le toit sud.
  • Pour la production électrique, des panneaux solaires photovoltaïques seront positionnés dans le jardin et non sur toit, j'en parlerai aussi plus loin. La mise en oeuvre d'une mini éolienne serait souhaitable surtout dans notre région, mais n'allons pas trop vite. Etape après étape ...

    L
    a gestion du trop plein d'énergie n'est à ce jour pas encore régler : va t'on se raccorder à EDF ou accumuler cette énergie  dans des batteries. Si cette dernière solution est retenue,  il faudra  travailler sur le recyclage de ces batteries .

  • récupérer les eaux de pluie et gérer les débords réguliers dans notre chère région du finistère dans un petit bassin naturelle.
Ouf, c'est fini, reste à se retrousser les manches, ouvrir les livres, se déplacer sur des sites, ....
Par MarineMichel
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Vendredi 2 juin 2006

Voici quelques infos sur l'emplacement de la maison :

La maison se situe sur la commune de Fouesnant dans le finistère sud(29).
Le terrain se situe près du marais de Mousterlin à 800 m de la mer. Nous avons donc un climat océanique avec des étés et des hivers assez doux.

La maison est orientée avec une déclinaison de 12° par rapport au sud solaire, ce qui est acceptable dans un projet bioclimatique.

Etant près de la mer, nous profitons (nous avons pu le constater cet été) des brises thermiques diurne et nocturne. Intéressant pour la ventilation nocturne (vent venant du sud).


La maison est protéger du nord par les habitations et par la végétation. Les vents dominants venant de l'ouest, sud-ouest sont arrêtés par un beau talus garnis de chêne et d'aubépiniers.

Plein sud, nous avons 3000 m2 de terrain avec en bas un talus muni de chênes, saules et peupliers.


Voici quelques dessins vous permettant de visualiser le bâti. A noter que la facade sud n'est pas représentative de la maison finie. Sur la facade sud, nous projetons d'avoir des murs capteurs, murs trombe, etc. Bref, utiliser ce mur pour un stockage inertielle.
Par MarineMichel
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Vendredi 2 juin 2006
Voici une partie de la documentation qui nous a permis d'avancer dans notre projet. Ces livres nous semblent la base permettant d'avoir un angle de vue différent sur les maisons du 3ème millénaire enfin on l'espère pour nous et nos enfants.

"Le guide de la maison solaire" d'Edward Mazria

"Manuel d'architecture naturelle" de David Wright

"De la maison autonome à L'économie solidaire" de Patrick Baronnet

"J'attends une maison" de François Desombre

"La maison des Négawatts" de Thierry Salomon et Stéphane Bedel

"Fraicheur sans clim" de Thierry Salomon et Claude Aubert

"Guide de l'habitat écologique"

"L'isolation écologique" de Jean Pierre Oliva

"L'habitat écologique - Quels matériaux choisir ?" de Friedrich Kur

"L'eau à la maison" de Sandrine Cabrit-Leclerc

"Batir en paille" d'André de Bouter

Bonne lecture
Par MarineMichel
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Samedi 3 juin 2006
Nous souhaitons dans notre projet récupérer les eaux du toit, ce qui en soit n'a rien d'exceptionnel mais qui hélas en France est encore chose rare.

Nous nous sommes mis en quête de cuve à eau. Le choix s'est porté tout d'abord sur  les cuves toutes eaux mais, nous nous sommes vite aperçus que les prix au delà de 5000 L deviennent vite prohibitifs et comme il nous fallait 10 m3 (10 000 L) ... .

Il restait donc à choisir une cuve spécialisée ou à construire nous même notre cuve. Après réflexion, nous avons préféré conserver nos forces pour la maison.

Les cuves à eaux sont en béton enduites à la chaux à l'intérieur ou en Polyéthylène. Certains affirment que les cuves en béton sont un meilleur choix du fait que l'eau de pluie est naturellement acide (Ph 5). Elle se rééquilibre progressivement au contact du béton (Carbonate de Calcium) pour atteindre un Ph neutre de 7 à 7,5.
Les vendeurs de cuves en PE affirment qu'ils n'en est rien car l'eau de pluie n'est pas suffisament en contact avec le minéral pour pouvoir diminuer le PH. Qu'en est-il vraiment ?

Notre choix s'est porté sur une cuve en béton enduite à la chaux de 10 m3 qui correspond dans notre région à une presque totale autonomie, je dis presque car en Aout 2005,d'après nos calculs, nous aurions eu peu être quelques difficultés. Il faut toutefois préciser que nos calculs se sont basés sur notre consommation actuelle qui n'est pas un exemple et ne prend pas en compte la réduction du besoin que nous envisageons. Et puis, comme nous avons de charmants voisins. Ils  nous ont déjà permis de nous connecter à leur système d'eau et électrique. Merci à eux, C'est une aide extrément précieuse.

Il faut enfin préciser que nous souhaitons avoir des toilettes sêches (toilettes à litière biomaitrisée) afin d'éviter de jeter 30 à 35% de notre consommation d'eau potable dans la cuvette !!!


Nous avons hésité entre 2 sociétés qui nous semblent sérieuses :
Valexo eaux de france : http://www.eauxdefrance.fr/
is'eau : http://www.iseauenergie.net/

Nous avons eu un très bon contact avec les commerciaux d'eaux de france et d'is'eau qui ne passaient pas leurs temps à dénigrer les autres systèmes. Nous avions pas mal potasser le sujet et leurs réponses étaient claires et précises et les prix des systèmes proposés à peu près équivalents.

Finalement, nous avons choisi eaux de france avec une cuve cyclindriques de 10 m3

- Réf. CB 100
- Volume (m3) 10
- Diamètre (cm)
265
- Hauteur (cm) 225
- Poids (kg) 5,55

Le système de filtre permet de gérer les pluies d'orage et d'éviter ainsi les pertes précieuses en été. Débit possible à 36 m3/h.



Je ferais quelques petites images de l'installation bientôt car la cuve est chez le terrassier. Elle sera installée en juillet 2006.
Par MarineMichel
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Dimanche 4 juin 2006
  • Un des objectifs de la maison est d'obtenir au final une maison saine. Une maison saine pour nous bien sur mais aussi pour la collectivité. Hors de question d'amener des matériaux naturels de la forêt amazonienne. Donc, on essaiera par exemple de banir du projet les bois exotiques.

  • De plus, notre maison ne doit pas de venir une maison saine exigeant un maximum d'apports énergétiques lors de son exploitation, réduisons notre besoin en premier lieu. Je pense aux belles maisons de pierre (les longères) sans isolation qui existent hélas encore dans ma région. Attention, je ne dis pas que toutes les longères qui existent sont sans isolation mais dans la plupart des cas, elles sont isolées au nord comme au sud de l'intérieur, se privant ainsi de toute masse inertielle.

    Nous allons donc essayer de tirer le maximum des produits naturels qui nous entourent.
  • Nous souhaitons construire une maison lourde avec beaucoup d'inertie pour pallier aux manques de soleil (il paraît que cela arrive en Bretagne !!!) en hiver.
  • Après avoir vu pas mal de constructions alternatives, le matériau qui nous a paru le plus sain, naturel et avec les meilleures propriétés d'isolation est la paille en ballot. Nous partons donc sur une maison en paille avec une ossature poteaux poutres.
  • Pourquoi la paille ?
    Ce matériau nous plait car il est disponible près de chez nous. Nous avons trouvé nos futurs ballots de paille qui pour le moment profitent des rayons solaires et seront coupés probablement en début aout selon l'été que nous aurons. Les céréales qui composent les champs sont à base de tritical (blé, avoine et sègle) avec aussi 1/3 de ... petit poids. Je me renseigne actuellement sur l'influence des petit poids pour les ballots de paille. Est-ce cohérent ???
    Un autre avantage et pas des moindres est sa capacité à isoler. Avec une botte de paille à plat d'environ 45 cm, nous obtenons un R à 6 (lambda à 0,07 à plat).
  • Un bois Européen
    Le bois pour l'ossature bois et la charpente sera à base de Douglas non traité. Nous avons trouvé un compagnon avec qui nous travailleront. Il est d'accord que nous puissions travailler dans son atelier afin de baisser la facture finale (ca peut soulager !), et d'être à l'origine d'une partie (même petite) du squelette de la maison.
  • Une évidence : la terre
    La terre sera au coeur de la maison. Nous avons la chance d'avoir un terrain avec de la belle terre végétal et pas mal d'argile. Lors du terrassement, nous allons trier la terre pour pouvoir réaliser des briques en terre compressé (BTC), des murs en pisée et des enduits intérieurs sur la paille.

    Les mélanges que nous allons réaliser ne sont bien sur pas encore finalisés mais la paille devrait encore être mise à contribution pour armer la terre. Des mélanges avec de la chaux aérienne sont aussi enviseagable, les murs en pisée devraient être mixés avec des murs en gallets/chaux.
  • Des murs en pisée
    Deux murs en pisée (5m2 en tout) sont prévus sur la partie sud de la maison. Ils devraient fonctionner par rayonnement avec le principe des murs Trombe(du nom de l'ingénieur, inventeur de ce système). En deux mots, les murs en pisée de 35 à 40 cm seront positionnés derrière un double vitrage. Le système ne fonstionnera pas par convection mais par rayonnement. Il fonctionnera par déphasage thermique . La terre derrière le double vitrage va accumuler l'énergie pendant les journées claires pour restituer les précieuses calories en soirée. Nous aurons à choisir le double vitrage (isolation avec de l'air, de l'argon, vitrage peu émissif) pour que le système soit cohérent(prix / performance), mais nous en reparlerons plus tard.
  • Enduits à base de terre
    Pour les enduits intérieurs, nous obterons au maximum pour les enduits terre qui nécessitent bien sur moins d'énergie grise que la chaux. Celle-ci pourra être ajoutée en complément. Les végétaux seront mis à contribution pour armer les enduits de terre : la paille bien sur mais qussi les roseaux. Le chanvre nous paraît aujourd'hui devenu un phénomène de mode avec une surenchère économique qui n'en fait plus un matériau éconologique (économie - écologie). Une maison dites écologique à notre sens doit avant tout rester abordable par une grande majorité de la population : je parle du coût au m2 qui doit rester la référence pour savoir si cette maison rentre dans le cadre d'une maison écologique. Nous avons vu des maisons dites écologiques avec des tarifs de 2000 à 2500 €/m2  : un non sens éconologique avec une réflexion globale. Les maisons écologiques ne sont pas réservées à une élite et c'est hélas une image trop souvent véhiculée par nos médias. J'essaierai dans un autre chapitre (décidemment, je vais avoir pas mal de boulot !) de développer le thème "Qu'est-ce qu'une maison éconologique ?"
  • Pas de ciment
    Après pas mal de réflexion, d'aller et retour, de doutes, nous avons choisi de ne pas utiliser un gramme de ciment dans la maison. Les liants seront réalisés à base de chaux hydrauliques et aériennes. Pourquoi ?
    - Energie grise moindre pour la fabrication de la chaux,
    - perméabilité meilleure pour les chaux même hydraulique (évite d'avoir des maisons étanches),
    - Retravailler avec des liants naturels et retrouver la mémoire d'avant la 2ème guerre mondiale (commencement de l'ère du ciment),

    nous aurions pu faire des compromis sur les murs de soubassements mais même à cet endroit, nous avons privilégié les éléments naturels comme la terre cuite avec un liant à base de chaux hydraulique. L'idée est de travailler comme si le ciment n'existait pas afin de retrouver les méthodes utilisées par le passé par nos anciens. Après tout, l'ère du ciment n'a que 50 ans. Comment faisait les romains, les phéniciens, etc ? Avaient-ils des peintures bitumineuses, des parpaings, des polyannes ?

    Si on se base uniquement sur le coût, les parpaings et le ciment sont évidemment meilleur marché et plus abordable. Cependant, dans ce coût, le prix de l'énergie fausse la donne. Comme le dis J.M Jancovici, le prix de l'énergie n'est aujourd'hui pas à sa juste valeur. Il pense que ce prix devrait être triplé et que l'énergie a été, et est toujours trés bon marché.
    Nous vivons avec des ressources finis (pétrole, gaz, uranium), tout le monde le sait mais peu de choses sont faites pour changer radicalement le cap du bateau. Toujours le syndrome du Titanic à part que ce sont nos enfants et petits enfants qui seront dans le bateau au moment du choc avec l'iceberg ... .

    Nous pensons (ce n'est que notre avis) que le temps approche (déplétion oblige) où la courbe des prix des matériaux va s'ajuster sur l'évolution de la courbe "énergie grise". Ceci à d'ailleurs commencer depuis quelques années et nous en ressentons le contre coup sur le prix du transport .
    Bref, dans un tel contexte, nous voulons nous baser (c'est un luxe aujourd'hui mais une nécessité demain) au plus près du coût de l'énergie grise afin d'obtenir une maison cohérente pour la génération de nos enfants et petits enfants.

    Nous voudrions à la fin du projet pouvoir donner un coût "énergie grise" de la maison et pas seulement un coût économique, monétaire.
Par MarineMichel
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Jeudi 22 juin 2006


Quelques images du terrain et des piquets servant pour le terrassement


























On a été super précis dans les mesures, un peu trop à mon avis vu le travail grossier du terrassier. On apprend chaque jour ...



Et voici la bête de 19 T en pleine action :






























Et voici une bonne terre à pisée pour les murs stockeurs :




























Après le terrasssement, c'est le tracé pour les fouilles.



























Les belles chaises toutes à niveau avec le centre de la maison représenté par un Pi contreventé  ?






















































On creuse les fouilles en se basant sur le sol fini.
1,2 m / sol fini et 60 à 80 cm / à la terre naturelle :
Par MarineMichel
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Samedi 8 juillet 2006
Et maintenant, place au coffrage en fond de fouille. Pourquoi ne pas couler directement le béton en fond de fouille ? et bien, pour la bonne raison que nous souhaitons isoler les semelles filantes pour créer une masse thermique importante sous la dalle de la maison. Nos semelles seront à une profondeur de 80 cm au sud et de 1m au nord.  le but est d'éviter les yoyos thermiques et de rechercher une tempéraure stable hiver comme été.

Le coffrage va donc nous permettre de mettre l'isolant en panneaux de liège à l'extérieur de la semelle filante en le plaquant contre le coffrage lors du coulage du béton de chaux.

Ci-dessous, une vue du sud ouest du coffrage. On voit le mur de refend qui parcourt la maison d'ouest en est. Au centre, la chaise en forme de "pi" contreventée qui nous a permis de tracer les deux demi cercle au nord. On est pour le moment sur une forme de polygone non régulier mais cela va s'arrondir au fur et à mesure de l'élévation des murs (enfin on espère) :




























le coffrage du mur nord est terminé. Un  test grandeur nature des treillis en forme d'échelles en bambous avec remplissage de grosses pierres lavées  :



























Les arrivées électrique, d'eau potable et télécom :
Par MarineMichel
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Samedi 8 juillet 2006
Comme la ferraille et la chaux ne font pas bon ménage,
nous utilisons comme treillis pour la semelle filante et la dalle de chaux des bambous en forme d'échelle. Voici quelques photos pour la réalisation avec la scie circulaire de notre charpentier préféré :



























Et voilà la première échelle et le cimetierre de bambous :

























Par MarineMichel
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Samedi 8 juillet 2006
Nous allons isoler de façon périmêtrique les fondations de la maison. Les parties concernées par cette isolation sont le muret de soubassement en brique rouge ainsi que la semelle filante.
L'objectif est d'aller chercher la plus grande stabilité thermique possible du sol.
Pour cela, nous allons isoler en extérieur ces fondations avec des panneaux de liège. Reste à les mettre à dimension. Merci à notre cher voisin pour sa scie circulaire que nous avons retourné pour procéder au découpage. Gare aux mains et aux bras !!!




























Les plaques de liège sont ensuite passées dans un lait de chaux :
Par MarineMichel
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Dimanche 9 juillet 2006
Et maintenant, place à la semelle filante et aux plots.
La semelle filante sera composée d'un béton cyclopéen avec de la chaux hydraulique.
Le treillis de la semelle est sous la forme d'échelle en bambous. Toutes les échelles sont liées les unes aux autres comme un treillis normal.

Dans les carrés des échelles, nous placons les pierres de granit. Cela nous parait logique de remettre dans les semelles ce que nous avons trouvé lors du terrassement. Cela évite de consommer du béton de chaux et permet de renforcer la semelle : que du bon ... .





























La semelle composée d'un béton de chaux et de pierres granitiques est isolée à l'extérieur par des plaques de liège en quiquonce afin de bénéficier de l'inertie thermique de la masse sous la maison : inertie saisonnière.




























La semelle pour les plots servant à acceuillir les 3 fermes est réalisée comme la semelle filante à base de béton de chaux (même dosage) et d'échelles bambous complétées avec les pierres granitiques lavées :


























Et voilà un travail bien fait. Il ne reste plus qu'à décoffrer dans 48H :


























La même chose pour les plots de la face sud. A noter que les plots du sud sont liés à la semelle filante pour gérer les pbs de traction :































Par MarineMichel
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