Samedi 19 mai 2007
En attendant de pouvoir finir le hors d'eau, nous nous sommes attaqués à une grosse partie du projet : le mur de stockage permettant une inertie répartie.

Ce mur sera réalisé à partir du matériau le plus écologique qui soit, à savoir la terre argileuse. De plus, la terre utilisée est celle tirée des fondations, donc aucun transport (pas d'énergie grise) à part la brouette et l'huile de coude.

Après quelques petits tests, notre terre s'est révélée trop argileuse. Il a donc fallu ajouté une part de sable de carrière pour 3 parts de terre argileuse. Nous avons décidé de ne pas stabiliser la terre : pas d'ajout de ciment, chaux, bitume ou résine. Les tests de compression réalisés ultérieurement nous ont conforté dans notre choix. Enfin, pour augmenter la résistance à la traction et éviter le retrait de la terre lors du séchage, nous avons ajouté de la paille broyée (certains parlent de stabilisation végétale).

Voici notre premiere brique en cours de séchage qui sera mise à rude épreuve pour valider la théorie :

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2 autres briques avec un mélange 3T/1S et des longueurs de fibres différentes :

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Le mur a construire est un demi cercle. Pour éviter d'avoir des adobes en saillies du mur, nous avons réalisé des moules courbes de 40*15*10 (0,06 m3). Pour faciliter le démoulage des briques, nous avons utilisé le reste des gouttières en zing. Cela s'est avéré trés efficace et améliore l'apparence . Chaque brique pèse environ 10 Kg soit environ 1700 Kg/m3. Un petit calcul pour 700 briques nous amène à un poids total de 7 T bien réparti entre les espaces de vie et les espaces nocturnes.

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Et voici une belle piscine de terre argileuse à base de ballot de paille de bache agricole épaisse (Et oui du plastique) et des terres cuites pour stabiliser le tout. Rapide à réaliser et efficace avec un contenant d'environ 300 L. Nous n'avons jamais rempli totalement la piscine car fouler 30 cm de terre argileuse devient trés vite herculéen.

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Et vient le moment le plus éprouvant avec le foulage de la terre en ajoutant la fibre végétale. Le mélange colle tellement aux bottes qu'une pelle comme appui me semble recommandé :

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Quelques jours plus tard, 700 briques sèchent au soleil. En fait, l'acteur principal de cet assèchement se nomme le vent. Nous avons pu le constater en mettant des briques dans la serre fermée (trés peu d'assèchement après 3 jours dans une fournaise). On voit sur la photo du bas la différence de couleur entre les briques à plats encore humides et les autres. Il faut environ 3 jours pour que les briques soient transportables. La fibre végétale a parfaitement tenu son premier rôle en empèchant les fissures. Les seules fissures constatées ont été dues à un support non plat lors du dépot de la terre argileuse dans le moule.

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Un gros avantage d'un mélange paille / terre est de pouvoir le réutiliser à loisir. Ici, 3 briques transportées trop tôt ont été réhumidifiées pour être recoulées dans les moules.

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Les 700 briques ont été rentrées après un séchage presque complet, elles finissent actuellement leur cure bien à l'abri dans la maison. Prochaine étape, le montage du mur d'adobe avec une ouverture à intégrer comportant un arc en plein cintre. Ce mur sera construit autour d'un boisseau en terre cuite alvéolé.

A suivre ...
par MarineMichel publié dans : marinemichel29
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Samedi 19 mai 2007
La face sud de la maison est presque entièrement vitrée, j'ai bien dit presque, car au dessus des baies vitrées, nous devions mettre en oeuvre une isolation raccord avec celle du toit sud.

Nous avons pas mal réfléchi pour savoir si nous allions partir sur une isolation classique avec des ballots de paille à plats et/ou taillés. Après réflexion, cette solution nous a paru trop complexe et trop longue à mettre en oeuvre.

Finalement, nous avons choisi une solution à base de caisson isolant. Le caisson conçu a la particularité de reprendre la charge de la traverse des baies vitrées afin d'éviter un flambage dans quelques années.

Bref, nous avons mis du plancher de douglas en intérieur et du bardage toujours de douglas en extérieur. La difficulté a consisté à fermer le caisson sur le dessus dans des positions acrobatiques pas trés confortable pour le dos.

Pour l'isolant, nous avons choisi des panneaux de fibre de bois de la marque Gutex. Ces panneaux sont flexibles et nous ont permis de remplir complètement et avec grand soin les caissons qui ont la forme d'un trapéze.

Voici une photo avant la mise en place du bardage :
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Le caisson isolant est épais en moyenne de 24 cm avec un lambda de 0,038 w/m2.°C. On obtient donc une résistance thermique de 6,3 m2.°C/W. Ceci est cohérent en regard des autres murs isolés avec 45 cm et une résistance thermique estimée à environ 6 m2.°C/W.IMG-0719.jpg


Et voilà le résultat après la mise en oeuvre du bardage. Il ne reste plus qu'à positionner les petits potelets et les liens pour la reprise de charge du coyau.
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par MarineMichel publié dans : marinemichel29
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Vendredi 18 mai 2007
Le toit sud n'est donc pas complètement terminé faute à l'absence des 4 lanterneaux. Dommage, mais ce fut tout de même un super moment dans la construction avec un temps idéal : grand soleil et vent léger. La pente du toit n'a pas été un problème malgré nos craintes. Le tracé sur le toit a pu s'effectuer sur la totalité de la surface d'un seul coup à l'inverse du toit nord où nous avions du faire le tracé en plusieurs fois à cause des intempéries.

On distingue(enfin j'espère) sur la photo les marques du traçage à l'oxyde de fer, c'est assez long à réaliser mais indispensable pour avoir une pose régulière. Les voliges enlevées correspondent aux 4 lanterneaux.
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Enlèvement de la dernière bâche : un grand plaisir ...IMG-0696.jpg






























Et voici une couvreuse (ca existe le féminin de couvreur ?) en devenir : technique, assurance et équilibre(même pas peur à 60°)
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Sur la photo, il manque les 2 fenêtres de toit de l'est. On aperçoit aussi le ciel qui commence à se couvrir, l'heure pour nous de ... bacher une nouvelle fois.
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Et 2 heures plus tard, rebelotte pour la bache en attendant une nouvelle éclaircie pour les 2 fenêtres de toit et un jour peu être ... les lanterneaux et enfin les faitières.
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par MarineMichel publié dans : marinemichel29
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Jeudi 17 mai 2007
Après une longue absence, nous revoilà sur le blog pour donner quelques nouvelles.
Nous avons bien commencer la couverture du toit sud et presque fini depuis.
Hélas, nous sommes actuellement en conflit avec un artisan pour la fourniture des grands lanterneaux qui vont sur le toit sud. Sans ces grands lanterneaux, impossible de se mettre totalement hors d'eau et bonjour les angoisses quand il pleut.
Depuis, nous nous sommes attelés à :
- isoler la partie sud au dessus des baies vitrées,
- fabriquer environ 700 adobes qui vont servir de masse inertielle,
- mettre en place le plancher

Je vais faire d'autres articles à la suite pour plus de clarté
par MarineMichel publié dans : marinemichel29
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